Il y a des jours où j’ai l’impression que le monde qui m’entoure perd peu à peu toutes ses aspérités. Comme si quelqu’un passait en permanence un grand papier de verre sur le réel pour le rendre lisse, neutre, inoffensif. Plus rien ne dépasse, plus rien ne coupe, plus rien ne sent vraiment fort. Et au fond, je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou en avoir peur.
On nous explique que c’est pour notre bien. On ne fume plus, on ne boit plus (ou juste « avec modération »), on court, on marche[...]