On l’a appelé héros. Moi, je me demande s’il n’était pas simplement las.
Las de sa vie trop pleine : une usine qui marchait, une famille nombreuse, des responsabilités empilées comme des caisses dans son entrepôt. Il avait réussi, oui. Trop vite, trop fort peut-être. Et soudain, la guerre. La voix grave d’un général inconnu qui, depuis Londres, disait : “La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre.”
Il n’a pas hésité. Le lendemain, il est parti.
Ce geste, on l’a[...]